L’écart de mesure du QR code
Les scans QR sont devenus un comportement grand public. Leur mesure, non. Seuls 3,9 % des QR codes portent un suivi de campagne visible au moment de la création, mais ce sont les opérateurs qui le font qui tirent le plus de valeur du QR.
L’écart : la plupart des QR codes sont créés sans mesure
Dans cette analyse, les « paramètres de suivi de campagne » désignent des champs de query string qui signalent une intention explicite d’attribution, comme les paramètres UTM, utm_source, utm_medium, utm_campaign, le gclid de Google et d’autres champs similaires. Ces éléments permettent à un marketeur de relier un scan QR à une plateforme analytique en aval, puis à un résultat de conversion ou de chiffre d’affaires.
Dans l’échantillon de destinations QRStuff du T1 2025, portant sur 63 691 URL externes, seuls 3,9 % comportaient ces paramètres au moment de la création du code. Il s’agit d’une mesure pondérée par la création : elle reflète ce que les créateurs embarquent lorsqu’ils configurent le code initialement, et non ce qu’ils pourraient ajouter plus tard via une redirection. Les 96,1 % dépourvus de balises d’attribution visibles à la création peuvent toujours utiliser les analyses de scans de plateforme de QRStuff, qui suivent les scans au niveau plateforme, mais ils ne relient pas le trafic QR aux données de conversion en aval via l’URL de destination.
des destinations QR externes de l’échantillon de création QRStuff du T1 2025 portaient des paramètres visibles de suivi de campagne, comme UTM ou gclid. Parmi les 1 000 URL courtes les plus fréquentées de janvier 2025, ce taux monte à 12,5 %, soit une hausse de 3,2×. Source : données de plateforme QRStuff, échantillon de destinations T1 2025 et top 1 000 de janvier 2025 pondéré par les scans.
destination_external_campaign_params_2025_q1_100k.json, destination_scan_weighted_external_campaign_params_2025_01_top1000.live.jsonComment les programmes QR matures se comportent différemment
L’analyse pondérée par les scans des 1 000 URL courtes les plus scannées en janvier 2025 révèle un schéma constant : les codes les plus scannés portent davantage de suivi, davantage de pages d’accueil, et appartiennent, par inférence, à des programmes plus intentionnels. La hausse de 3,2× de la prévalence du suivi, de 3,9 % à 12,5 %, parmi les codes à fort trafic suggère que les opérateurs qui investissent de manière systématique dans le QR sont aussi ceux qui l’instrumentent avec le plus de rigueur.
Cette association, plus de scans et plus de suivi, n’établit pas une causalité. Elle peut signifier que les codes suivis obtiennent davantage de scans parce qu’ils s’inscrivent dans des campagnes mieux conçues, ou que les campagnes suffisamment importantes pour générer de gros volumes de scans disposent aussi des ressources nécessaires pour ajouter de l’attribution. Dans les deux cas, la conclusion est la même : la mesure et l’échelle vont généralement ensemble.
La recherche externe confirme l’écart
Les données propriétaires de destinations de QRStuff vont dans la même direction que les travaux externes. L’enquête 2025 d’Uniqode auprès de 524 marketeurs américains a montré que seuls 12 % déclarent relier les scans QR au chiffre d’affaires, et que l’analytique est à la fois la fonctionnalité QR la plus valorisée et celle qu’ils souhaitent le plus améliorer. Par ailleurs, Uniqode a constaté que 71 % des consommateurs considèrent les QR codes utiles dans la vie quotidienne, ce qui confirme que le goulot d’étranglement ne se situe pas dans l’adoption par les consommateurs, mais dans la capacité de mesure des équipes marketing.
L’implication pratique pour les programmes QR est simple : ajouter des paramètres UTM aux destinations QR dès la création constitue une action à faible effort et à forte valeur. Cela relie les données existantes de scans de la plateforme QR aux données de conversion en aval, sans changer l’expérience utilisateur.